This is the joint website of  Women Against Rape and Black Women's Rape Action Project. Both organisations are based on self-help and provide support, legal information and advocacy. We campaign for justice and protection for all women and girls, including asylum seekers, who have suffered sexual, domestic and/or racist violence.

WAR was founded in 1976. It has won changes in the law, such as making rape in marriage a crime, set legal precedents and achieved compensation for many women. BWRAP was founded in 1991. It focuses on getting justice for women of colour, bringing out the particular discrimination they face. It has prevented the deportation of many rape survivors. Both organisations are multiracial.

 

 

 

Accusations de viol, WikiLeaks et liberté d’Internet

Lettres
guardian.co.uk, Mercredi 8 décembre 2010 21h02 GMT

Beaucoup de femmes, aussi bien en Suède qu’en Angleterre, s’interrogent sur le zèle inhabituel avec lequel Julian Assange est poursuivi pour allégations de viol. (Report, 8 décembre). Lorsqu’il s’agit de viol, les femmes en Suède ne s’en tirent pas mieux que nous en Angleterre. Bien que la Suède affiche le plus grand nombre de viols déclarés par habitant en Europe, et que ceux-ci aient quadruplé depuis 20 ans, les condamnations pour viol ont diminué. Le 23 avril 2010, Carina Hägg et Nalin Pekgul (respectivement députée et présidente de Femmes sociales-démocrates en Suède) ont écrit dans le journal Göteborgs-Posten que « jusqu’à 90% de tous les viols déclarés ne parviennent jamais devant les tribunaux. En 2006, six personnes ont été condamnées pour viol alors que presque 4000 personnes avaient été dénoncées ». Elles ont approuvé l’appel d’Amnesty International pour une enquête indépendante afin d’examiner les dossiers de viol qui ont été fermés ainsi que la qualité des enquêtes initiales.

Assange qui, semble-t-il, n'a aucun antécédent criminel, s’est vu refusée la mise en liberté provisoire en Angleterre, malgré des cautions de plus de 120 000 livres sterling (140 000 euros). Pourtant, la liberté sous caution dans le cas d’allégation de viol est pratique courante. Pendant deux ans, nous avons soutenu une femme qui a subi le viol et la violence conjugale d'un homme précédemment reconnu coupable, après la tentative d'assassinat d’une ex-compagne et de ses enfants, et on lui a accordé la mise en liberté sous caution pendant que la police menait l’enquête.

Il existe une longue tradition d’utilisation du viol et de l’agression sexuelle à des fins politiques qui n'ont aucun rapport avec la sécurité des femmes. Dans le sud des Etats-Unis, le lynchage d'hommes noirs était souvent justifié par le fait qu’ils avaient violé ou même regardé une femme blanche. Les femmes acceptent mal que notre demande de sécurité soit utilisée à des fins impropres, pendant que le viol continue d’être, au mieux, négligé ou, au pire, protégé.

Katrin Axelsson
Women Against Rape (Femmes contre le viol)

Le viol ne peut être séparé de la campagne plus large pour la justice Julian Assange ne devrait pas devenir la cible d’une fureur contre le sexisme.
Katrin Axelsson, Women Against Rape, The Guardian, Vendredi 21 janvier 2011.
 

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